Archives de octobre, 2013

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous propose un petit test/tutorial sur la soudure CMS à l’air chaud.

CMS, késako ? Pourquoi faire ?

CMS = Composant Monté en Surface (SMD dans la langue de Shakespeare)

Le CMS vous savez ce sont tout ces petits composants montés sans trou sur les circuits imprimés. C’est un format très utilisé dans les produits commerciaux pour plusieurs raisons :

– moins cher : regarder par cous même sur des crèmerie comme farnell, y’a pas photo …

– plus compact. Démonstration :

WP_20130924_002 (2)

A gauche des MSP430G2553 et à droite des Atmega 328P. Au bas mot 4x plus petit et 4 x moins épais.

– pas de trou à faire : moins de main d’oeuvre, encore des économies.

– montage à la chaîne robotisé possible, très difficile en traversant.

– On soude tout d’un coup.

– possibilité de faire du double face : doublement plus compact ! On peux poser des composants des deux côtés d’un PCB.

Maintenant qu’en est-il pour nous DIYers : et bien si vous relisez cette liste, vous trouverez plusieurs arguments intéressants, surtout si vous avez déjà monté des PCB un poil complexes. En plus, pas mal de composants n’existent tout simplement pas en traversant, obligation d’utiliser un adaptateur.

Alors pourquoi on en voit pas souvent ? Je pense qu’il y a surtout deux gros points qui font barrage :

– d’une part les gens en on peur : c’est tout petit, on en voit pas souvent, il doit falloir un matos hyper complexe et cher …

– c’est beaucoup plus difficile de bidouiller après coup. On va plutôt réserver ce type de placement pour des prototypes dont on est quasiment sûr de la fiabilité.

Et pourtant vous allez voir souder du CMS c’est pas si compliqué, et une fois qu’on y a gouté c’est comme beaucoup de choses, c’est dur de s’en passer xD

Le matos nécessaire et le principe

– Une source de chaleur (je développerai ensuite).

– Un PCB + les composants (sans déconner ??!).

– De la pâte à souder.

– Deux mains, un cerveau.

Le principe est très simple : on place un peu de pâte à souder sur les pads, on pose ses composants dessus, on chauffe et la pâte se transforme en étain. Au refroidissement tout est prêt, il ne reste plus qu’à faire les éventuels composants traversants.

Alors cette source de chaleur peut prendre plusieurs formes : four principalement, ou avec une buse à air chaud comme je vais vous le montrer. Les fours permettent du travail de gros alors que la buse à air chaud convient bien pour du « à la main ».

La station

WP_20130809_008

Alors c’est une station achetée sur ebay pour 80€ environ. Elle fait buse à air chaud et fer à souder. Il y a deux boutons pour allumer ou éteindre la buse ou le fer et il y a 3 potard de réglage : un pour la température du fer à souder, un pour celle de l’air chaud et le troisième pour le débit d’air. Il y a deux afficheurs 7-segments qui affiche les températures de consigne du fer et de l’air. Deux led indiquent si on est à la bonne température ou pas. Donc on ne peut pas savoir quelle est la température, mais si la led s’éteint c’est que la consigne est atteinte.

Au niveau de l’usage rien à redire : le fer comme la buse chauffe très vite, on peut facilement changer la pane (je n’ai pas cherché les disponibilité pour une de rechange mais ça doit se trouver), et la buse se coupe quand on la repose sur son support. Le ventilateur tourne un certain temps sans chauffage pour éviter une surchauffe à cause de l’élan thermique, donc pensez à ne pas débrancher tant que le ventilo tourne 😉

Alors vous pouvez trouver sur ebay plusieurs modèles, il se ressemblent beaucoup au niveau de la buse à air chaud donc je pense qu’elles ont à peu prêt toute le même fournisseur. Ce qui n’est pas plus mal si un jour elle tombe en panne 😉

Au niveau des accessoires sont fournies plusieurs buses, pour l’instant j’ai pas exploré plus que ça, j’ai mis la plus fine et ça fonctionne très bien donc bon …

Bref je ne regrette absolument pas mon achat, rien à redire pour le moment.

Choix de la pâte

Et oui on a pas parler de ça ! Alors grosso modo on trouve 3 famille de pâte : avec plomb (Sn/Pb) , sans plomb, bismuth/étain. Comme pour la soudure en fil, avec plomb c’est beaucoup mieux que sans … Surtout qu’ici la sans plomb fond bien plus haut que  celle avec. Et la Bi/Sn elle a ma préférence car fond à 140°C (230°C pour la Sn/Pb). En effet à 230°C l’epoxy et le vernis apprécient moyen …

Ou en trouver ?

En effet j’ai lu à plusieurs endroit qu’il était difficile de s’en procurer. Y’en a qui ne doivent pas connaitre Farnell … Attention les pâtes à souder n’ont pas une durée vie très longue (quelques moi). Pour ma part j’opte pour celle la : Sn/Bi, pas cher, fourni avec les embouts de seringue, petit volume donc évite le gâchis.

Souder le CMS

Allez on y va, vous allez voir, mis à part la mise en place des composants, ça va très vite ! A ce propos : vous n’avez même pas à mettre parfaitement les composants, comme toute les pattes de votre composant baigne dans de l’étain liquide, la capillarité place le composant tout seul (sisi !). Alors ça marche pas tout le temps à 100%, vous pouvez avoir à faire une petite reprise.

Le PCB :

pcb

On met un peu de pâte de partout :

pate

A noter que si vous disposer d’une découpeuse laser, vous pouvez faire des masques en vinyl, il n’y a alors qu’à étaler la pâte. Exemple :

On place les composants à la pince brucelles :

Et on chauffe !

et voila le résultat !

finie

Alors pas mal hein 😉

Petite astuce en passant fournie par BossOfScandalz  du forum Arduino pour les réparations : utiliser des blindages CEM pour protéger ce qu’on ne veut pas dessouder. Les blindage ressemble à ça.

A bientôt !

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[Tutorial] Jouer avec les ATtiny

Publié: 4 octobre 2013 dans Non classé

Salut à tous amis DIYers 🙂

Alors je sais j’invente pas le fil à couper l’eau chaude mais comme j’ai dû expliquer la marche à suivre à un ami pour programmer un ATtiny depuis le début, je me suis dit pourquoi pas en faire profiter les autres !

A noter que j’utilise ici un programmateur type USBTinyISP (environ 6€ sur ebay) qui permet de programmer les bootloaders de toutes les cartes Arduino ou de les programmer sans bootloader (c’est le cas des Attiny ici). Pour ceux qui ne le savent pas, le bootloader c’est le ptit bout de programme qui fait que sur Arduino on programme directement par liaison USB (en réalité sur les UNO par exemple il y a un chip qui fait la conversion USB<->Série, les cartes Leonardo elles n’en ont pas mais il faut quand même un bootloader). Donc si on prend un Atmega328p par exemple sans bootloader (chez farnell.com par exemple), ça ne marchera pas directement si on le mets sur une platine UNO, il faut préalablement programmer le fameux bootloader.

Il existe un autre type de programmateur low-cost qui fonctionne très aussi, les USBasp, 3€ sur ebay …

Aller c’est parti :

1) Installation du programmateur

Téléchargement du pilote W7 et XP 32-bits ici :

http://learn.adafruit.com/system/assets/assets/000/010/319/original/usbtinyisp_w32_driver_v1.12.zip

Installez-le et ensuite brancher le programmateur qui doit être reconnu. Si ça fonctionne bien débranchez-le.

2) Installation du logiciel de programmation Arduino

Téléchargez-le ici :

http://arduino.googlecode.com/files/arduino-1.0.5-windows.exe

Installez-le et notez bien dans quel dossier vous l’installez.

3) Patch logiciel Arduino

Il faut ajouter des fichiers pour que les attiny soient reconnus.

Go sur ce site et cliquez sur « Download ZIP » à droite de la page : https://github.com/damellis/attiny/

Extraire le dossier attiny dans  le répertoire  xxx/Arduino 1.05/hardware    xxx étant l’endroit où vous avez installé le logiciel Arduino lors de la précédente étape.

4) Programmation

On y arrive enfin !

Allez dans Outils>Programmateur et sélectionnez USBtinyISP. Toujours dans « Outils » allez dans « type de carte » et sélectionnez l’Attiny qui vous correspond, par exemple « ATtiny44(internal 1Mhz clock) ».

Branchez le programmateur à la carte puis au PC. Dans « Outils » cliquez sur « Graver la séquence d’initialisation » (« burn bootloader » pour les anglophone).

Si tout va bien, une led rouge s’allume sur le programmateur et s’éteint une fois la tâche accomplie (très bref). A noter que ici il n’y a pas de programmation de bootloader à proprement parler, mais qu’il y a programmation des fuses qui sont des registres mémoire importants. On y définit entre autre la fréquence de fonctionnement.

Charger maintenant votre programme ou un programme exemple.

Il ne vous reste plus qu’à cliquer en haut sur le bouton du programme Arduino avec une flèche tournée vers la droite. La led rouge s’allume à nouveau puis s’éteint quelques instants plus tard et normalement en bas du logiciel Arduino est écrit « Téléversement terminé».

D’autres infos ici.

A bientôt 🙂

 

Bonjour à tous,

Petite news/test pour vous parler de deux logiciels que j’ai découvert il y a quelques semaines et qui me semblent très prometteurs. Comme leurs noms l’indiquent, il s’agit pour l’un d’un logiciel pour réaliser des circuits imprimés, l’autre c’est pour faire de la conception 3D.

En fait ces logiciels sont produits par RadioSpares, célèbre vendeur de composants/matériel industriel/outillage. Alors on pourrait du coup s’attendre à une contre-partie, et bien pas du tout, au contraire la filiation avec RS est je trouve très bénéfique : par exemple on accès comme un cloud à la banque de composant, que ce soit en 3D ou pour faire un PCB. Du coup c’est génial, on à besoin d’un circuit ou d’une pièce, on fait ça recherche directement dans leur base de donnée. Et pour moi c’est une amélioration essentielle qui manque cruellement à Eagle par exemple, et qui fait gagner un temps fou.

A oui petit point : les deux sont complètement gratuits 🙂 🙂

Alors autant vous prévenir je ne vais pas vous faire une démo complète, ne maîtrisant pas encore totalement ces deux soft, il s’agit plus d’une première impression que d’un réel test approfondi.

DesignSpark PCB

Voici l’interface :

pcbspark_1

Alors je vous l’accorde, le style fait très old-school … Mais bon on achète pas une voiture la !! Néanmoins vous noterez la légereté de l’ensemble, surtout si on compare à Eagle ou Kicad. Pourtant j’ai pour l’instant jamais eu un sentiment de « manque », j’ai pû faire tout ce que je voulais et au contraire certain points qui me paraissaient agaçant dans Eagle ou Kicad sont gommés ici, je suis donc plus efficace sur ce soft.

La création de composant est également beaucoup plus agréable je trouve. Il y a même un assistant pour aider et on profite de la banque de RS, et même si un composant n’existe pas, on récupère quand même pas mal d’info et on a alors plus qu’à compléter quelques blancs. Une fois encore je trouve ça plus efficace que les deux concurrents traditionnels. Un autre screen :

pcbspark_2

Pour résumer je suis très satisfait : c’est plus simple qu’Eagle, mais pas pour autant moins efficace bien au contraire. D’autant plus qu’Eagle est loin d’être gratuit …

Bref il faut encore que je m’exerce plus mais je pense que je vais lâcher Eagle très prochainement  😉

DesignSpark PCB

Interface :

pcbsmech_2

La c’est quand même assez moderne 😉 Sinon la aussi très satisfait, et toujours le même ressenti : c’est plus simple mais pas moins efficace. En plus il gère tous les formats classiques du domaines. Que demande le peuple !

Le seul reproche, c’est qu’il n’est pas possible de revenir sur esquisse ou une extrusion par exemple comme sur SolidWorks. Si admettons je fais une esquisse que j’extrude, pas possible de modifier l’esquisse qui à la validation modifiera la pièce après extrusion (j’espère me faire comprendre …).

Conclusion

Dans les deux cas je suis très content et je conseille ces deux softs aux débutants de part leur facilité de prise en main, comme aux expert puisqu’au final il n’ont rien à envier à leurs homologues, payant (et parfois très cher! ) pour la plupart. Donc j’ai envie de vous dire essayer ça vous coûtera rien 😉

Pour les télécharger c’est ici :

DesignSpark Mechanical

DesignSpark PCB

Seul contrainte, créer un compte (gratuitement toujours) pour les activer. Et pour l’instant aucun mail de pub ni rien d’autre donc on est pas dans le cadre de produit gratuit/publicité ambulante, c’est vraiment une très bonne affaire !